Mathématiques · 3ème → 2nde
Révisions 2026
Révise avant
la 2nde
Fiches de cours + exercices corrigés - Mathématiques 3ème
Conçu par Philippe Auria · Collège Fernand Donatien · Fort-de-France
Révisions 3ème → 2nde · 2026
Calcul fractionnaire
Chapitre 1 · 6 exercices
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➕ Addition et soustraction
× Multiplication de fractions
÷ Division de fractions
✓ Fraction irréductible
+ Addition et soustraction
Pour additionner ou soustraire deux fractions, on doit d'abord les réduire au même dénominateur. On écrit chaque fraction avec ce dénominateur commun en multipliant numérateur et dénominateur par le même nombre. On additionne ou soustrait ensuite les numérateurs.
Formules
ac + bc = a + bc
ac − bc = a − bc
Exemple - réduction au même dénominateur
13 + 14 = 1 × 43 × 4 + 1 × 34 × 3 = 412 + 312 = 712
× Multiplication de fractions
On décompose numérateurs et dénominateurs en produit de facteurs pour simplifier, puis on multiplie numérateur par numérateur et dénominateur par dénominateur.
ab × cd = a × cb × d
Exemple - simplification par les facteurs communs
23 × 910 = 2 × 93 × 10 = 2 × 3 × 33 × 2 × 5 = 35
On simplifie par 2 puis par 3 (facteurs communs au numérateur et au dénominateur)
÷ Division de fractions
Pour diviser par une fraction, on multiplie par son inverse : on retourne la fraction diviseur.
ab cd = ab ÷ cd = ab × dc
Rappel : l'inverse de ab est ba  ·  l'inverse de a (non nul) est 1a
Exemple
34 ÷ 57 = 34 × 75 = 3 × 74 × 5 = 2120
✓ Fraction irréductible
Une fraction est irréductible quand numérateur et dénominateur n'ont aucun diviseur commun autre que 1. Pour simplifier, on divise numérateur et dénominateur par le même facteur commun.
Exemple de simplification
1218 = 2 × 63 × 6 = 23
Le 6 est un facteur commun. 2 et 3 n'ont plus de diviseur commun → la fraction est irréductible.
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Calcul littéral
Chapitre 2 · 5 exercices
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( ) Développer une expression
★ Identités remarquables
× Factoriser une expression
💡 Calcul astucieux
( ) Développer une expression
Développer, c'est transformer un produit en une somme. On distribue la multiplication sur l'addition et la soustraction.
Distributivité simple : k(a + b) = ka + kb
k(a − b) = ka − kb
Double distributivité : (a + b)(c + d) = ac + ad + bc + bd
Exemple - développement double
(2x − 3)(5x − 4) = 2x × 5x  +  2x × (−4)  +  (−3) × 5x  +  (−3) × (−4)
soit : 10x² − 8x − 15x + 12 = 10x² − 23x + 12
★ Identités remarquables
Ces trois formules permettent de développer ou factoriser rapidement des expressions particulières. Il faut les connaître par cœur.
Carré d'une somme
(a + b)² = a² + 2ab + b²
Carré d'une différence
(a − b)² = a² − 2ab + b²
Différence de deux carrés
(a + b)(a − b) = a² − b²
Exemples
Carré d'une somme
(x + 5)² = x² + 2 × x × 5 + 5² = x² + 10x + 25
Carré d'une différence
(4x − 1)² = (4x)² − 2 × 4x × 1 + 1² = 16x² − 8x + 1
Différence de deux carrés
(6 + 7x)(6 − 7x) = 6² − (7x)² = 36 − 49x²
× Factoriser une expression
Factoriser, c'est transformer une somme en un produit. Deux méthodes :
① Facteur commun - on repère un facteur identique dans tous les termes.
② Identités remarquables - on reconnaît l'une des trois formes ci-dessus.
Exemples - factorisation par facteur commun
Facteur commun simple
x² + 2x = x × x + x × 2 = x(x + 2)
Facteur commun bloc parenthèse
(x+1)(2x+5) − (x+1)(3x−4) = (x+1) ((2x+5) − (3x−4)) = (x+1)(−x+9)
Exemple - factorisation par identité remarquable
16x² − 1 = (4x)² − 1² = (4x − 1)(4x + 1)
→ On reconnaît a² − b² = (a−b)(a+b) avec a = 4x et b = 1
💡 Calcul astucieux avec les identités
On peut utiliser les identités remarquables pour effectuer des calculs numériques sans calculatrice, en décomposant astucieusement les nombres.
Exemple - 48 × 99
48 × 99 = 48 × (100 − 1) = 4 800 − 48 = 4 752
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Puissances
Chapitre 3 · 5 exercices
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aⁿ Définition d'une puissance
10 Puissances de 10
≡ Propriétés des puissances
×10 Écriture scientifique
aⁿ Définition d'une puissance
Pour tout nombre a et tout entier n, la puissance an est le produit de n facteurs égaux à a.
Exposant positif
an = a × a × … × a  (n facteurs égaux à a)
34 = 3 × 3 × 3 × 3 = 81 25 = 2 × 2 × 2 × 2 × 2 = 32 (−2)3 = (−2) × (−2) × (−2) = −8
Exposant négatif et cas particuliers
a−n = 1an  (a ≠ 0)  - par exemple : 2−3 = 123 = 18
a0 = 1  (pour tout a ≠ 0)
a1 = a    a−1 = 1a
10 Puissances de 10
Les puissances de 10 sont particulièrement importantes car elles permettent d'écrire les très grands et les très petits nombres.
Visualisation
Puissance 106 103 101 100 10−1 10−3 10−6
Valeur 1 000 000 1 000 10 1 0,1 0,001 0,000 001
10n s'écrit avec n zéros après le 1  ·  10−n s'écrit 0,00…01 avec n−1 zéros après la virgule
≡ Propriétés des puissances
Ces propriétés sont valables pour tout nombre a (non nul quand nécessaire) et tous entiers n, m.
Produit de puissances
an × am = an + m
Quotient de puissances
anam = an − m
Puissance d'une puissance
(an)m = an × m
Puissance d'un produit
(a × b)n = an × bn
Exemples
34 × 32 = 34+2 = 36 = 729
107103 = 107−3 = 104 = 10 000
(102)3 = 102×3 = 106 = 1 000 000
(2 × 5)3 = 23 × 53 = 8 × 125 = 1 000
×10 Écriture scientifique
L'écriture scientifique d'un nombre est de la forme a × 10n, où a est un nombre décimal tel que 1 ≤ a < 10 (un seul chiffre non nul avant la virgule), et n est un entier relatif.
Grands nombres → exposant positif
3 789 000 = 3,789 × 1 000 000 = 3,789 × 106
Petits nombres → exposant négatif
0,000 000 037 = 3,7 × 0,000 000 01 = 3,7 × 10−8
Méthode : compter combien de fois on déplace la virgule.
On la déplace vers la gauche → exposant positif  ·  On la déplace vers la droite → exposant négatif
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Équations
Chapitre 4 · 5 exercices
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1° Équation du premier degré
= Résoudre une équation
×=0 Équation-produit nul
1° Équation du premier degré
Une équation du premier degré à une inconnue est une égalité de la forme ax + b = cx + d, où a, b, c, d sont des nombres connus avec a ≠ c, et x une valeur inconnue à trouver.
= Résoudre une équation
Résoudre une équation, c'est trouver toutes les valeurs de l'inconnue pour lesquelles l'égalité est vérifiée. Ces valeurs s'appellent les solutions de l'équation.

Pour cela, on regroupe les termes avec x dans le membre de gauche, les termes constants dans le membre de droite, puis on divise par le coefficient de x.
Exemple 1 - équation simple
5x + 2 = 3x − 4
5x − 3x + 2 = 3x − 3x − 4  (on regroupe les x)
2x + 2 = −4
2x + 2 − 2 = −4 − 2  (on isole x)
2x = −6
x = −62  ⇒  x = −3
Exemple 2 - solution fractionnaire
6x − 5 = 2
6x = 2 + 5 = 7
x = 76  ⇒  x = 76
×=0 Équation-produit nul
Un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul.
A × B = 0 ⇔ A = 0 ou B = 0
Exemple 1 - produit direct
(2x − 6)(−3x + 1) = 0
Un produit est nul si l'un de ses facteurs est nul, donc :
2x − 6 = 0
2x = 6
x = 3
ou
−3x + 1 = 0
−3x = −1
x = 13
L'équation admet deux solutions : 3 et 13
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Fonctions - Généralités
Chapitre 5 · 5 exercices
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f Définition d'une fonction
↔ Image et antécédent
! Point important
📈 Courbe représentative
f Définition d'une fonction
Une fonction est un processus qui, à chaque valeur d'un nombre x, associe un unique nombre y, noté f(x).
On écrit : f : x ⟼ f(x)
↔ Image et antécédent
• Si f(x) = y, on dit que y est l'image de x par f, et que x est un antécédent de y par f.
• Trouver une image : on calcule f(x) en substituant la valeur de x.
• Trouver un antécédent : on résout l'équation f(x) = y.
Exemple - avec f(x) = 2x − 4
• Image de −3 : f(−3) = 2×(−3) − 4 = −6 − 4 = −10
• Antécédent de 24 : on résout f(x) = 24, c'est-à-dire 2x − 4 = 24
   2x = 28 ⇒ x = 14  →  l'antécédent de 24 est 14
! Important
• Un antécédent a une image unique.
• Une image peut avoir plusieurs antécédents (ou aucun).
📈 Courbe représentative
La représentation graphique de f est l'ensemble de tous les points de coordonnées (x ; f(x)).
Le point M(a ; b) appartient à la courbe si et seulement si f(a) = b.
Lecture graphique
x y 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 C 2 5 M(2 ; 5)
Le point M(2 ; 5) est sur la courbe C donc f(2) = 5.
2 est un antécédent de 5  ·  5 est l'image de 2 par f.
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Fonctions affines et linéaires
Chapitre 6 · 6 exercices
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ax+b Fonction affine
ax Fonction linéaire
% Pourcentages et fonctions linéaires
ax+b Fonction affine
Une fonction affine est une fonction de la forme f(x) = ax + b.

Par exemple : f : x ⟼ 2x − 1 est une fonction affine car elle est de la forme f(x) = ax + b avec a = 2 et b = −1.
La représentation graphique d'une fonction affine est une droite. Le nombre a est appelé le coefficient directeur (ou pente) de la droite. Le nombre b est appelé l'ordonnée à l'origine de la droite.
Exemple - f(x) = 2x − 1
Sur la représentation graphique ci-contre, on choisit deux points A et B sur la droite. En se déplaçant de A vers B, on se dirige de + 4 à l'horizontal et de + 8 à la verticale.

Le coefficient directeur se calcule ainsi :
a = Variation de yVariation de x = 84 = 2

De plus l'ordonnée à l'origine se trouve à l'intersection de Cf et de l'axe des ordonnées : ici b = −1.

En résumé : a = 2 et b = −1. Donc, cette représentation graphique est celle de la fonction f(x) = 2x − 1.
−1 1 2 3 4 5 6 1 2 3 4 5 6 7 −1 −2 Cf A B + 4 + 8
ax Fonction linéaire
Une fonction linéaire est de la forme f(x) = ax.

Par exemple : f : x ⟼ 15x est une fonction linéaire car elle est de la forme f(x) = ax avec a = 15.

La représentation graphique d'une fonction linéaire est une droite qui passe par l'origine du repère.

Les fonctions linéaires modélisent des situations de proportionnalité.
% Pourcentages et fonctions linéaires
Prendre 5% de x,
c'est multiplier x par 0,05.
Augmenter x de 5%,
c'est multiplier x par 1,05.
Diminuer x de 5%,
c'est multiplier x par 0,95.
Expression littérale 5% de x = 0,05x x + 5% de x = (1 + 0,05)x = 1,05x x − 5% de x = (1 − 0,05)x = 0,95x
Fonction linéaire x ⟼ 0,05x x ⟼ 1,05x x ⟼ 0,95x
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Statistiques
Chapitre 7 · 4 exercices
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f Fréquence
x̄ Moyenne
↔ Étendue
M Médiane
f Fréquence
Fréquence = Effectif du caractère étudiéEffectif total
x̄ Moyenne
La moyenne est la répartition équitable d'une quantité totale sur un effectif total.

• Moyenne simple : Somme des valeurs du caractère étudiéEffectif total

• Moyenne pondérée : Somme des produits (valeurs × effectifs)Effectif total
↔ Étendue
L'étendue d'une série = plus grande valeur − plus petite valeur
M Médiane
Lorsque les valeurs d'une série sont rangées dans l'ordre croissant, la médiane est :
• la valeur centrale si l'effectif est impair
• la demi-somme des deux valeurs centrales si l'effectif est pair
Exemple - prix de voitures dans 28 pays de l'UE
Prix (milliers d'€) 11121314151617
Effectif 94112101
E.C.C. 9132426272728
a) Moyenne : (11×9 + 12×4 + 13×11 + 14×2 + 15×1 + 16×0 + 17×1) ÷ 28 = 350 ÷ 28 = 12,5 milliers d'€
Cela signifie que si le véhicule coûtait le même prix partout, ce prix serait de 12 500 €.

b) Médiane : 28 pays → moyenne des 14e et 15e valeurs. D'après les E.C.C., les 14e et 15e valeurs sont à 13. Médiane = 13 milliers d'€

c) Étendue : 17 − 11 = 6 milliers d'€
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Probabilités
Chapitre 8 · 5 exercices
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🎲 Vocabulaire
P Probabilité d'un événement
🎲 Vocabulaire
• Une expérience aléatoire est une expérience renouvelable dont les résultats, appelés issues, sont connus sans que l'on puisse prévoir lequel se produira.

• Un ensemble d'issues est appelé événement.

• Un événement est élémentaire quand il ne peut avoir qu'un seul résultat.

• L'événement contraire de A est noté A (lire « A barre »). Il se réalise lorsque A ne se réalise pas.

• Des événements sont incompatibles s'ils n'ont aucune issue en commun.
Exemple - dé à 6 faces
On lance un dé équilibré à 6 faces numérotées de 1 à 6.
Cette expérience aléatoire admet 6 issues : {1, 2, 3, 4, 5, 6}.

Événement A : « obtenir un nombre pair » → issues : {2, 4, 6} - 3 événements élémentaires.
Événement A : « ne pas obtenir un nombre pair » → issues : {1, 3, 5}.

Événement B : « obtenir un multiple de 3 » → issues : {3, 6}
Événement C : « obtenir un nombre < 3 » → issues : {1, 2}
B et C sont incompatibles (aucune issue commune).
P Probabilité d'un événement
En situation d'équiprobabilité (toutes les issues ont la même probabilité) :

P(A) = Nombre de cas favorables à ANombre de cas total
• Une probabilité est toujours comprise entre 0 et 1.
• La somme des probabilités de toutes les issues est égale à 1.
• P(A) = 1 − P(A)
• Si A et B sont incompatibles : P(A ou B) = P(A) + P(B)
Exemple - dé à 6 faces équilibré
Chaque face a la probabilité 16.
P(« obtenir un nombre pair ») = 36 = 12
P(« ne pas obtenir un nombre pair ») = 1 − 12 = 12
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Arithmétique
Chapitre 9 · 5 exercices
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÷ Critères de divisibilité
48 Diviseurs d'un nombre
p Nombres premiers
× Décomposition en facteurs premiers
⊕ PGCD et PPCM
÷ Critères de divisibilité
Divisible parConditionExemple
2Le chiffre des unités est 0, 2, 4, 6 ou 8348 → unités = 8 ✓
3La somme de tous les chiffres est dans la table de 3348 → 3+4+8 = 15 = 3×5 ✓
4Le nombre est deux fois divisible par 2348 ÷ 2 = 174 ÷ 2 = 87 ✓
5Le chiffre des unités est 0 ou 5345 → unités = 5 ✓
9La somme de tous les chiffres est dans la table de 9243 → 2+4+3 = 9 ✓
10Le chiffre des unités est 0350 → unités = 0 ✓
48 Chercher les diviseurs d'un nombre
On balaie tous les entiers à partir de 1. On s'arrête quand le carré de l'entier testé est supérieur ou égal au nombre étudié.
Exemple - diviseurs de 48
48 = 1 × 48  ⇒  ✓
48 = 2 × 24  ⇒  ✓
48 = 3 × 16  ⇒  ✓
48 = 4 × 12  ⇒  ✓
48 = 5 × ?  ⇒  48 ÷ 5 n'est pas entier ✗
48 = 6 × 8  ⇒  ✓
48 = 7 × ?  ⇒  48 ÷ 7 n'est pas entier ✗
On s'arrête car 7² = 49 > 48.
Les diviseurs de 48 sont : 1, 2, 3, 4, 6, 8, 12, 16, 24, 48
p Nombres premiers
Un nombre est premier s'il n'est divisible que par 1 et par lui-même (il n'admet que 2 diviseurs).

Pour savoir si un nombre N est premier, il suffit de tester sa divisibilité par tous les nombres premiers inférieurs ou égaux à √N.
Exemple - 547 est-il premier ?
√547 ≈ 23,4 - on teste les nombres premiers jusqu'à 23 : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23.
547 n'est divisible par aucun d'eux.
547 est donc un nombre premier.
× Décomposition en facteurs premiers
Tout nombre entier peut se décomposer de façon unique en un produit de facteurs premiers.
Exemple - décomposition de 600
6002
3002
1502
753
255
55
1
600 = 2 × 2 × 2 × 3 × 5 × 5
soit 600 = 2³ × 3 × 5²

Cette décomposition permet aussi de rendre une fraction irréductible :
8430 = 2² × 3 × 72 × 3 × 5 = 2 × 75 = 145
⊕ PGCD et PPCM
• Le PGCD (Plus Grand Commun Diviseur) de deux nombres se trouve en prenant les facteurs communs aux deux décompositions avec le plus petit exposant.

• Le PPCM (Plus Petit Commun Multiple) se trouve en prenant tous les facteurs des deux décompositions avec le plus grand exposant.
Exemple - PGCD et PPCM de 175 et 1 470
175 = 5² × 7
1 470 = 2 × 3 × 5 × 7²

Facteurs communs avec le plus petit exposant : 51 × 71
PGCD(175 ; 1 470) = 5 × 7 = 35

Tous les facteurs avec le plus grand exposant : 2 × 3 × 5² × 7²
PPCM(175 ; 1 470) = 2 × 3 × 25 × 49 = 7 350
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Théorème de Thalès
Chapitre 10 · 5 exercices
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▲ Configurations de Thalès
∥ Théorème de Thalès
✏ Méthode - Théorème direct
↔ Réciproque de Thalès
✏ Méthode - Réciproque
▲ Les deux configurations de Thalès
Configuration emboîtée
Configuration sablier
∥ Théorème de Thalès
Conditions : (AB) et (AC) sont deux droites sécantes en A, M ∈ (AB), N ∈ (AC), (MN) ∥ (BC).
Alors :
AMAB  =  ANAC  =  MNBC  =  k
k est appelé le rapport d'agrandissement / réduction.
✏ Méthode - Théorème direct
Le théorème de Thalès, avec des conditions strictes, permet de calculer une longueur inconnue quand on connaît 3 autres longueurs.
Les droites (EA), (PR) et (CD) sont parallèles
On donne : EB = 2, BD = 5, PR = 4, CD = 6. Calculer BR et EA.
1) Dans le triangle BCD, (EA) ∥ (CD), E ∈ (BD), A ∈ (BC)
Les droites (BC) et (BD) sont sécantes en B.
Il y a configuration de Thalès.

Donc : BEBD = BABC = EACD

Donc : 25 = EA6

Produit en croix : EA = 2 × 65 = 125 = 2,4 cm (valeur exacte)
2) Dans le triangle BCD, (PR) ∥ (CD), P ∈ (BC), R ∈ (BD)
Les droites (BC) et (BD) sont sécantes en B.
Il y a configuration de Thalès.

Donc : BPBC = BRBD = PRCD

Donc : BR5 = 46

Produit en croix : BR = 5 × 46 = 103 ≈ 3,33 cm (valeur arrondie)
↔ Réciproque du théorème de Thalès
La réciproque du théorème de Thalès, avec des conditions strictes, permet de montrer que deux droites sont parallèles.
Réciproque :
(AB) et (AC) deux droites sécantes en A, M ∈ (AB), N ∈ (AC),
les points A, B, M et A, C, N alignés dans le même ordre.
Si AMAB = ANAC   alors   (MN) ∥ (BC)
Si les deux rapports sont différents, les droites ne sont pas parallèles.
✏ Méthode - Réciproque
1) Les droites (AB) et (DE) sont-elles parallèles ?
Les droites (BC) et (AC) sont sécantes en C.
Les points A, C, E et les points B, C, D sont alignés dans le même ordre.

On calcule séparément les rapports :
CACE = 34      CBCD = 4,56 = 912 = 34

Donc : CACE = CBCD = 34

D'après la réciproque du théorème de Thalès : (AB) ∥ (DE)
2) Les droites (PR) et (ED) sont-elles parallèles ?
On calcule séparément les rapports :
CPCD = 46 = 23      CRCE = 2,54 = 58

Donc : CPCD ≠ CRCE

D'après la réciproque du théorème de Thalès : (PR) et (ED) ne sont pas parallèles
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Trigonométrie
Chapitre 11 · 5 exercices
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▲ Côtés d'un triangle rectangle
cos cos, sin, tan
✏ Calculer la longueur d'un côté
∠ Calculer un angle
= Relations trigonométriques
▲ Côtés d'un triangle rectangle
La trigonométrie est l'étude des rapports entre les longueurs des côtés d'un triangle rectangle et les angles aigus de ce triangle.

Le côté en face de l'angle droit s'appelle l'Hypoténuse [H] (ce nom ne dépend pas du choix de l'angle).

Une fois l'angle aigu α choisi, les deux autres côtés prennent les noms suivants :
  • Le côté en face de α : le côté Opposé [O]
  • Le côté qui forme l'angle α (entre α et l'angle droit) : le côté Adjacent [A]
Triangle ABC rectangle en B - angle choisi : B∧CA
Dans le triangle ABC rectangle en B, si l'on choisit l'angle B∧CA :
• [BC] est le côté Adjacent   • [AB] est le côté Opposé   • [AC] est l'Hypoténuse

Si l'on choisit l'angle B∧AC, les côtés adjacent et opposé s'intervertissent :
• [AB] devient le côté Adjacent   • [BC] devient le côté Opposé
cos Définitions - cos, sin, tan
Dans un triangle rectangle, pour un angle aigu α :

cos α = Côté Adjacent à αHypoténuse = BCAC
sin α = Côté Opposé à αHypoténuse = ABAC
tan α = Côté Opposé à αCôté Adjacent à α = ABBC
Moyen mnémotechnique : SOH-CAH-TOA
Sin = Opposé/Hypoténuse  ·  Cos = Adjacent/Hypoténuse  ·  Tan = Opposé/Adjacent
✏ Méthode - Calculer la longueur d'un côté
Lorsque dans un triangle rectangle on connaît un côté et un angle aigu, on peut calculer les autres côtés.
Exemple - Triangle EDF rectangle en E, calculer ED
Données : DF = 5 cm (hypoténuse), E∧DF = 30°
Côté cherché : ED (adjacent à E∧DF)   Côté connu : DF (hypoténuse)
→ On utilise le cosinus

cos E∧DF = EDDF soit   cos 30° = ED5

Produit en croix : ED = 5 × cos 30° ≈ 4,3 cm
On utilise de la même manière sin et tan, selon les côtés connus.
∠ Méthode - Calculer un angle
Lorsque dans un triangle rectangle on connaît au moins deux côtés, on peut calculer les angles aigus avec les fonctions arccos, arcsin ou arctan.
Exemple - Triangle ABC rectangle en B, calculer l’angle B∧CA
Données : AC = 4,5 cm (hypoténuse), AB = 3 cm (opposé à B∧CA)
→ On utilise le sinus puis l'arcsinus

sin B∧CA = ABAC = 34,5

B∧CA = arcsin34,5 ≈ 41,8°
On utilise de la même manière arccos et arctan, selon les côtés connus.
= Relations trigonométriques
Pour toutes valeurs de l'angle α :

sin²α + cos²α = 1
tan α = sin αcos α
Conçu par Philippe Auria · Collège Fernand Donatien · Fort-de-France
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